"Ici nous sommes" comme dirait mon cher ami Ivan avec son accent brit. Bienvenue sur mon blog!  Que c'est difficile de décider d'émerger. Alexandre le bien heureux dans sa tanière, je me suis dit qu'il fallait que je me socialise un peu. En plus, ma fille ne me considérera peut-être plus tout à fait  comme un magdalénien. Tout espoir est encore permis. Je vois encore ses yeux ronds et son visage désespéré quand je lui ai répondu: "Un site! mais pour quoi faire?" J'ai déjà un site à la Galérie Saatchi de Londres.
Ici se trouveront quelques extraits de ce que je fais en matière artistique.
Le but de ce blog? ça m'amuse...Fessebouc? Alors ça, non! Il faut quand même pas exagérer.
Pour me contacter vous pouvez m'écrire à pipeash@yahoo.co.uk 
comme la cendre de ma pipe pleine de Stonehaven, le "Cheval Blanc" des tabacs à pipe. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Cheval Blanc est un vin de St Emilion que j'adore. Stonehaven est idéal après un bon repas de la grande cuisine française.
Mes autres préférés sont:
   Dorchester pour son volume et rondeur d'un mélange d'art de Virginias dorés et rouges complétant l'entière satisfaction d'un petit déjeuner "full English" et
   Brighton pour sa finesse et son poids plume dans la bouche après un gâteau aux griottes accompagné d'un thé Assam comme Hattiali second flush.
Vive la vie !
Bien amicalement

Accident existentiel de travail
-Tu fais quoi dans la vie?
-Artiste
-Ça rapporte?
-...
- Mais... tu fais quoi au juste dans la vie?
-...

 

Grave accident civilisationnel

-Quel est votre métier?
-Artiste peintre, photographe.
-Vos revenus sont très bas. Etes-vous inscrit à l'ANPE?
-!!!

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Bavardage

Il m'arrive aussi d'écrire de la musique pour des documentaires et des films. C'est une sorte d'exercice d'abstraction de quelque chose qui est déjà abstraite: l'émotion. Certes, les américains ont déjà informatisé la tâche. On peut se procurer de la musique toute faite. Vous avez besoin de l'accompagnement pour une scène d'amour, de souffrance et que sais-je encore, appuyez sur un bouton, vous avez plus d'une dizaine de choix. La vie devient facile. Et si on allait festoyer chez Macdo ce soir...

 

Musique générique du film

* * * * * * * * * * * * * * * *

Extrait de la musique de la scène de la galérie où Grace découvre le tableau de Jésus. Hystérique avancée, Grace, choquée, perturbée, quitte en panique la galerie d'art : une belle démonstration clinique de passage vers une hystérie mystique. C'est comme un hommage à Lucien Israel.
Par cette occasion, j'ai pu tester un de mes systèmes harmoniques que j'affine.

* * * * * * * * * * * * * * * *

Extrait de la musique de la scène de viol. Ames sensibles s'abstenir...


Je vais ajouter d'avantage de ma musique dans les semaines à venir. La difficulté est de mettre la main sur les enregistrements. Il n'y a que les partitions qui sont bien rangées par ici.

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Musique

Sad day 05 -1300-WM

 

DESPAIR


Ask not the pallid stranger's woe,

With beating heart and throbbing breast,

Whose step is faltering, weak, and slow,

As though the body needed rest.

P. B. Shelly 1810

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Photos

Bouquet07-600.jpgDécidé de mélanger la peinture avec la photo, j'ai commencé à étudier les possibilités techniques. Manquant d'atelier , de place, de moyens de créer, je fais mes premiers pas dans la peinture digitale. A l'aide d'une tablette Wacom et quelques brosses digitales, les premiers essais me donnent du courage pour continuer. La possibilité de faire développer tout sur une toile ne me déplait pas non plus.

Accident de travail
-Ces fleurs n'existent pas?

-Dans mon esprit, si.
-Aah! ...je me disais aussi.

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Techniques mixtes

A partir de demain, je me mets à travailler fort la partition de Passion selon St Jean de Bach.  En tout cas, je fais tout pour, sans avoir peur du poids du travail qui m'attend. Il y a comme une inconscience dans l'air. Dans quel pétrin je me suis mis encore...Je me dis quand même que la partie la plus belle c'est quand on rêve, modélise et structure ses pensées. Quand on met en scène la musique comme une nouvelle orchestration avec des tempi et couches dynamiques. Ce qui m'est vraiment intéressant c'est quand on conçoit et pas quand c'est fini. Faire de l'art où exercer une activité artistique est comme faire l'amour: avant ce sont des fantasmes, après c'est de la litérature, c'est pendant que ça se passe!

Ma foi, cette musique qui circule dans mes veines a produit un effet latéral. Le sujet m'est venu d'abord en image. Le dessin a précédé la musique. Voici un fragment d'un travail plus d'un mètre. J'en ai profité pour faire des exercices de transparence. Pour quelqu'un qui ne croit pas, j'ai été le premier à être surpris de cette histoire...D'effet latéral à l'effet secondaire, du coup, je continue par dessiner des fleurs transparentes. Si, si, j'en ai vu sur HD 189733b.
Tiens! Si je dessinais la faune et la flore du HD 189733b...A suivre.

  Accident de travail
-Dis-donc, t'es devenu catho?
-Bah...pas vraiment
-Et pourquoi tu fais ça?

-.........

 Accident de travail mystique
-Vous l'avait peigné à partir d'une photo?

-Vous me surestimez!
-?????

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Peinture

Il est souvent étrange d'entendre des gens se proclamant "mélomane" dire "Pour moi, il n'y a que la grande musique!" ou encore, "je n'écoute rien après l'époque Chopin, je déteste la musique contemporaine". Dans les détestations on peut aussi inclure des styles interchangeables comme "jazz, rock, classique et que sais-je encore". Tout dépend de la tête du client. Il est aussi vrai que quand quelqu'un dit "je déteste …" je sens qu'il y a soit un manque de vocabulaire ou de finesse d'expression soit quelque chose de maladif, de névrosé. Surtout, quand il s'agit d'un style musical, cette expression ne cible pas un point précis mais laisse prévoir un paysage du monde intérieur de celui qui le prononce.
Le terme "mélomane" me laisse perplexe parfois. Je ne connais pas son sens. C'est une propriété auto-attribuée par des précieux? Une couche de vernis de petit-bourgeois qui laisse apparaître un trou noir une fois gratté? Un cache-misère émotionnel? Chez un mélomane, la musique sert-elle à décorer un vide, à faire barrage à l'angoisse d'être seul? Une sorte de faire valoir?  "On n'est pas si nul que ça !  On sait écouter de la musique... Quand même!"

Je pense aussi que la relation que l'on a avec la musique ou l'art demeure dans le domaine de l'inné. Certains sont dotés d'une capacité de compréhension de l'harmonie et du rythme sans passer par une éducation quelconque. Je parle des enfants qui sentent qu'il y a une fausse note ou une erreur d'interprétation d'une partition dont ils ne connaissaient même pas l'existence jusqu'à lors. C'est la capacité de sentir comment faire sans même avoir les outils techniques pour l'exécuter. C'est la capacité de recréer l'œuvre dans l'esprit sans même l'avoir entendu ne ce reste qu'une fois. Ce qu'on fait de ce potentiel est une autre histoire. Une formation intelligente et pas celle qui commence par le solfège pour tuer toute envie de jouer d'un instrument peut permettre aux individus de s'exprimer dans le langage musical comme de bons auteurs dans une langue. Je pense que ce sont des sots enthousiastes ayant beaucoup d'initiatives qui ont instauré la formation musicale commençant par le solfège, uniquement par idéologie. Quand les bons sentiments croisent l'art, c'est souvent des accidents regrettables qui naissent. Un exemple? Je pense que retirer la pipe à Tati de sa bouche est encore l'œuvre d'un de ces sots enthousiastes avec de bons sentiments en fougue.
Idéologiquement correcte dans l'art me fait peur. Il y a quelque chose de Jdanov dedans.

Voici une étude d'écriture en électro-acoustique. Je dis écriture car tout ce que j'ai pu faire est à partir de l'écriture. Je ne suis pas doté d'autres capacités. Les choses doivent être structurées d'abord dans mon esprit. Je joue, rejoue dans ma tête et par la suite, une fois que le gros de la structure apparaît, je commence à écrire. Merci Finale! Son titre est "1er voyage". Il contient des extraits d'une valse que tout le monde considérait triste, un pattern rythmique que j'avais mis dans le générique d'un documentaire, un autre pattern rythmique destiné à ma fille qui voulait apprendre à faire de la techno couvrant ici une fugue injectée dans des oscillos etc...  Certains extraits ont servi pour musicaliser le site d'Oleksandra Yaromova. Message personnel pour les artisans bruiteurs: Certaines cliques et claques proviennent d'un CD japonnais de bruitage et ne sont pas toutes synthétisées par moi.

1er Voyage

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Musique
Il m'arrive de travailler dans la bonne ville du Vésinet (http://www.levesinet.fr/). Jolie et entourée de parcs où je passe mes heures de repos avec du thé dans la thermos, un bon cigare et de quoi à réfléchir, esquisser. Le théâtre achète des spectacles de bonne qualité. J'ai eu le plaisir d'assister au spectacle d'Eric Bouvron. J'y ai fait la connaissance d'une actrice lituanienne, Diana Sakalauskaite où elle jouait Barbie avec une telle légèreté et souplesse de gestes qui la rendaient presque volante.
J'ai pris cette photo du parc "Les Ibis" en couleur mais au fond de moi, je l'imaginais en N&B comme-ci c'était un vieux cliché du début du 20ème siècle. Voici quelques autres photos.
J'aime bien Le Vésinet…
Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Bavardage

"Jolie salle", je me dis. Pleine à craquer de beau monde cinématographique. Je suis accueilli par le directeur. Il me présente, "Voici notre compositeur". J'essaie de rectifier si l'occasion se présente, "Oui, c'est moi qui a écrit la musique". Je ne suis pas habitué au mot compositeur. C'est comme une trop grande veste pour moi. Peut-être une vague connaissance de la musique me conseille d'être à ma place. Mais je sens qu'on me respecte comme artiste et c'est rafraichissant. Je suis un peu distant de ce qui se passe. Un de mes profs m'avait dit "Musique de film? Laisse tomber, personne ne l'écoute vraiment". Auparavant, je l'avais répété au directeur en plaisantant. Il était tout de suite devenu sérieux et avait brusquement ajouté d'un ton sec "Moi Monsieur, j'écoute!"
Une jolie dame vient me trouver. Elle me dit qu'elle fait aussi des films et qu'elle va écouter attentivement ce que j'ai écrit.
Bon, ça commence: Générique. Mais! Qu'est-ce qui se passe! Ça devrait commencer par des pizzicati des contrebasses. Là, il n'y a rien! Ça devrait continuer avec l'entrée des violoncelles tirant des longues notes, rien non plus! J'entends d'un seul coup les alti. Ils entrent en scène comme des chevaux sauvages. Je sens que je rougis. Le sang chaud envahi mon corps. Mais... qu'est-ce qui se passe !  De l'autre côté, je me dis que les gens vont penser que c'est l'œuvre d'un fou ou de débile. Cela me fait sourire. Je trouve ça comme une blague à la Monty Python. J'ai bien été au studio et j'ai bien écouté ma musique avant qu'ils montent. Alors! C'est quoi cette histoire! Mon activité cérébrale est au max. Je cherche la raison. La musique continue avec des trous. J'ai envie de rire. Si j'écoutais ça sans savoir qui l'a écrit, j'aurais pensé qu'il s'agit d'un descendant direct de Panurge. J'attends la fin du trailer car, au lieu de mettre un travail de musique baroque scolastique, j'avais proposé un extrait d'une œuvre de Bach. Je vais peut-être comprendre. Bach arrive avec des trous dans la partition. De plus, à la fin, la musique de Bach allait se faner (fade out) pour laisser la place aux pizzicati des contrebasses. Zut! Encore rien…

Le film se termine et les félicitations commencent. Les gens s'agitent, se congratulent. Je me suis mis dans un coin et je réfléchis sur les raisons d'une telle erreur. Quelques personnes viennent me voir. Je vois dans leurs yeux qu'ils sont sincères. On me félicite. Dans un accès de paranoïa, j'aurais pu penser qu'on se fichait de ma figure. Mais que nenni! C'est encore plus grave. Ils ont trouvé que la musique était bien et que ça donnait du relief, etc…
La jolie dame vient me féliciter aussi. Elle me fait quelques compliments. Quel dommage ! Elle m'aurait dit: "Monsieur, je ne sais si vous êtes un escroc mais vous devriez avoir quelques scrupules pour vous sentir satisfait", j'étais prêt à l'embrasser et inviter à diner. Quelle déception…Je souris, un peu bêtement d'ailleurs et je m'éclipse à l'anglaise. Un peu plus tard, une lumière jaillit des profondeurs de mon esprit: "Bon sang, mais c'est bien sûr!" Le technicien –on les appelle poliment "ingénieur de son"- a surement du oublier de brancher l'enceinte du milieu pour les fréquences basses…
Je n'ai pas eu de mots à ce sujets lors de nos discussions ultérieures avec le directeur. A-t-il vraiment écouté? Je ne veux même pas poser de question sur ce qu'il a vraiment compris… Je pense que mon prof a raison.
Accident mineur concomitant
-J'aime bien ce que vous faites!

Commentaire accidentel
-Je ne comprends pas pourquoi vous appelez ces petites notes accident de travail!

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Bavardage

J'ai fait connaissance de Gabriel Attic, historien et écrivain (Le chemin de Damas), lors de mon court passage à l'Abbaye de la Prée. De la guerre de sécession aux bibles apocryphes j'ai passé quelques délicieux moments de réflexion en sa compagnie. J'ai choisi cette photo car elle reflète assez fidèlement le souvenir que j'ai gardé de lui. Je me souviens toutefois des réflexions pour obtenir une couleur beige-marron en tâtonnant sur le choix du papier et de la quantité de bromure ou autres substances chimiques à introduire dans le bain. La digitalisation a quand même permis l'accès rapide aux résultats que l'on veut obtenir lors d'une création.
Avec toute mon amitié Gabriel.

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Photos

Abbaye de la Prée ArnonAgnès et Magali, une fois de plus, merci. Merci aussi à tous les artistes résidents pour leur gentillesse, accueil et chaleur humaine. Abbaye de la Prée est une institution géniale et utile créée par Pour que l'Esprit Vive pour que la culture continue à exister dans un monde consumériste. Malgré la grisaille inhabituelle pour la saison, j'ai passé une semaine de travail très fructueuse dans le calme au sein d'une nature sereinement aménagée.

Cette fois-ci, j'ai fait connaissance d'une excellente artiste plasticienne et graveur, Marie Clémentine Marès. Je vous encourage à visiter son blog en cliquant ici

 

 Voici l'Abbaye de la Prée côté Arnon en août 2010.

  Pour localiser l'Abbaye de la Prée sur Google Maps, cliquez ici.

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Bavardage

Dans les steppes de Sibérie couvertes de neige, le mot infini prenait un sens. Au milieu des formes tortueuses, la grisaille froide ne connaissait aucun obstacle pour s'emparer de tout corps perdu au milieu d'un espace sans horizon ni confin. D'un seul coup, une silhouette est apparue. Empruntant une ligne invisible mais apparemment familière pour celui qui la conduisait, une Volga noire semblait lutter de toute ses forces pour avancer sur un amas de brume recouvrant une surface indéfinissable. L'air scintillait de milliers d'étincelles follettes dont les fluctuations engendrées par des forces d'un autre monde venaient défier la voiture. Les quatre hommes, tous habillés en noir, portaient des lunettes sombres. Leur visage immobile était tracé par un passé tumultueux, obscure et violent. Ils ressemblaient à des anges de la mort. Ils étaient décidés d'aller jusqu'au bout, quel que soit le prix. La scène dont la longueur donnaient l'impression que tout était arrêté m'a semblé encore plus surprenant sans musique, sans parole ni bruit.
Voilà ce que l'extrait de ce film d'espionnage pour lequel j'ai écrit cette musique avait provoqué en moi comme émotion. Dans le film, avec des tempis différents, le thème se répéta en martellant les sentiments de tension et de fatalité. En l'installant ici, je l'ai réécouté. Je suis étonné de la texture en cloches orthodoxes qui en réside.
Essayer de chasser le naturel n'est qu'une perte de temps !

Extrait Volga Noire

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Musique

Ce bâtiment nommé "Europa" d'un cartier au nord de Vilnius m’avait tout de suite attiré comme si je voyais un fragment de la Défense exporté comme une statut érigée au milieu d’un parc. Je l’ai souvent photographié de l’extérieur. Cependant, quand j’ai voulu prendre des photos de l’intérieur, au bout d’une demie heure, un gardien est venu me voir en me disant qu’il était interdit de faire des photos sans me donner de raison. Une attitude digne du soviétisme qui habite encore certains individus dans les pays de l’est.

Je me souviens quand j’ai pris la photo qui m’a servi de base dans ce travail de techniques mixtes mélangeant la photo et la peinture digitale. C’était au mois de janvier, il faisait –10°C et les Nikons digitaux ne fonctionnaient plus. Je pouvais heureusement compter sur mon fidèle compagnon de 30 ans, un F2 photomic avec cette irremplaçable Velvia. J’ai senti le pourquoi de l’attirance que ce bâtiment exercait sur moi en essayant de le reconfigurer dans un espace de rêve. Il avait réveillé quelque chose de maritime en moi. Par association à mes années passées sur des chalutiers dans les mers glacées sifflant des mélodies de Wagner je l’ai reformé, reformaté à l’aide de la peinture digitale.

J’ai conçu ce travail en losange mais les petites cellules grises des fichiers jpegs ne sont évoluées que pour faire des images rectangulaires. Je compte sur votre imagination.


Accident de travail

- Vos couleurs sont très sombres... Etes-vous dépressif !


Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Techniques mixtes

Vase021200.jpgVoici un de mes travaux (100x80 cm) sur la transparence de papier, de tissu et de verre. La  forme de chaque objet a changé plusieurs fois. La table était ronde d’abord. Je l’ai redessiné ovale mais en bois, puis en marbre noir et enfin en marbre vert foncé. Le vase a changé de forme tellement de fois que j’ai failli être noyé sous un amas de papier. J’ai pu le finir à temps pour offrir à PCT juste après Gaveau.

Je suis encore devant le catalogue de Van Eyck. Que du bonheur ! L’humour, l’intelligence, le savoir-faire, le savoir dessiner. De temps à autre, les perspectives deviennent plus qu’arrangeantes. Il y a des coins où Van Eyck s’abstient de continuer pour une correction de trop. Et alors ! L’art est là ! Il est vrai que beaucoup de gens naissent avec ce don de dessiner. Les artisans courent les rues. Les dimanchés de la peinture, en s’obstinant à dessiner juste ratent ce qui est de plus précieux : l’intelligence de créer en changeant le rapport au réel. Le réel kantien n’a jamais fait de l’art. On a envie de dire - mets tes mains dans tes poches, sors et regarde l’arbre, la montre et que sais-je encore. Ce que tu vois n’est de l’art. Chercher obstinément le réel, la ressemblance est le comportement de celui qui est tombé dans un fleuve d’incompréhension et en essayant de s’en sortir  s’agrippe à ses habitudes faciles. Un jour, je regardais le catalogue d’une grande peintre française, Francine Van Hove. Les amis aux alentours m’ont fait la même réflexion : Oh ! Que de corps de femmes... Presqu’envoûtés, Ils ont oublié que ces corps de femmes si joliment dessinés, ces douces de velours reflétant une lumière pastellisée ne faisaient partie que le doigt de la sagesse et que la brillance lunaire était diluée dans les plis d’étoffes, dans le reflet jaillissant d’un bol plein de thé, dans le bout de matelas proposé par une petite fenêtre ouverte par un pli de drap intelligemment placée dans le seul but d’équilibrer les bleus. Ces corps des femmes ne sont pas des femmes mais des lignes et des formes scénarisés. Ceci n'est pas une pipe a écrit Magritte sur son tableau. En vain... Le caravan n'a pas l'air d'avoir tout compris...
L'art est avant tout une histoire de pensée, une mise en scène consciente ou inconsiente. Il n'a que de lien par richocet avec la "beauté" que la définition est à la fois personnelle et sans cadre. On mélange souvent la beauté avec l'esthétique. Certains comprendront difficilement pourquoi une toile blanche avec un seul point noir à l’intérieur peut-être une œuvre d’art. Le réflexe beauffiste se rebiffe de suite – Moi aussi je peux le faire !
Le théâtre du Vésinet accueille des expositions de peinture. Je me souviens d’un peintre qui, avec une technique encore plus véridique que des appareils photos, proposait des tableaux avec quelques vases, quelques fleurs et quelques accessoires de remplissage. Les gens faisaient pratiquement la queue pour demander – Je voudrais ce vase jaune avec ces fleurs et puis ce cendrier. Pas de problème. En deux tours de pinceau et trois mouvements, en veux-tu, en voilà.  Une fois de plus, le réel n’a jamais fait de l’art le rêve si.

 

 

 

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Peinture

Transpareces2-1500BA PCT!
Le deuxième du triptyque "transparences"  dans le même format que les deux autres (100x80 cm). Je continue à me servir frauduleusement de l'approche hyperréaliste en dessinant des objets qui n'existent que dans mon imagination... Le passage vers un fichier jpeg pour être publié ici n'est toujours pas satisfaisant. Je me rends compte une fois de plus que les dimensions jouent un rôle important. Le même travail exposé dans de différentes échelles ne transmet pas les même émotions. Ou encore, c'est moi ... Peu importe, ce travail étant fini, je l'ai pratiquement effacé de mon intérieur. Il m'intéresse peu. Je suis pris par le troisième qui continue à occuper tous mes sentiments. Une nouvelle relation presque charnelle s'installe doucement, en remplacent les pensées conceptuelles relevant des soucis de rapports géométriques lors des esquisses qui encadrent, qui structurent le discours. Je pense que l'expression de soi est encore plus forte quand on se laisse aller dans ce cadre, en cristallisant les émotions dont on n'avait pas encore la connaissance. Un état de jouissances ponctué par des moments d'achèvement…
Tiens! si on parlait de poils? Choix du pinceau, surtout en hyperréalisme, demeure aussi important que le choix de dilutions. Je me suis rendu compte qu'avec le nylon, ce sont mes muscles et mon cerveau qui prédominent sur le trait. Avec la douceur de la matière naturelle, ce sont mes émotions qui me guident. Ma main fait des figures comme je caressais une bien aimée; cette main devient autonome, créative et sensuelle, transmettant mes sentiments directement sur la toile. J'adore les Kolinsky...
Mon budget n'étant pas épanoui, j'avais toujours opté pour de longues recherches pour trouver les meilleurs rapports qualité/prix. En France, il faut, en générale, multiplier les prix par quelques facteurs pour les mêmes pinceaux aux USA. J'ai fini par découvrir une boutique très sympa au Canada avec des prix US et une qualité irréprochable. Si jamais vous voulez migrer de nylon vers la matière naturelle, voici le bon coin: Artist Supply Source. Leurs pinceaux synthétiques sont aussi d'une qualité remarquable. Demandez Sergeï de ma part...
Pour la peinture, je viens d'essayer LUKAS Pastos. Elles sont très bien. Différentes des GOLDENs, je les ai achetées chez Artizi tenu par deux artistes appliquant des prix très raisonables.

J'ai visité avec joie, le 45e Salon du Vésinet.  J'y suis tombé sur des œuvres d'une peintre coréenne, Kim Nyoung-Nam. Je ne l'ai pas vu personnellement mais à partir de sa peinture, j'imagine une femme douce et généreuse. Lors d'une pose au parc supérieur, je feuilletais le catalogue du salon en compagnie d'un cigare et du thé. J'y ai retrouvé les illustrations de ces tableaux. Au bout d'une heure, je me suis rendu compte que j'étais toujours sur la page présentant un travail horizontal et je voyageais.  Je ne sais pas pourquoi, j'ai divisé ce tableau en deux. Mon esprit, comme-ci je souffrais de négligence cérébrale, ne voyais que la partie droite. A travers une texture rocheuse, murale, dessinée avec délicatesse, j'imagine une femme avec son ventre généreux. Je rêve à partir d'une partie de la structure rocheuse, un bout de sein très finement placé marquant une sensualité discrète… Tout est finesse et bon goût. Je rentre travailler plein de joie.  

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Peinture

Agora178-BWComme j'avais de toute façon une vague idée, je me suis trompé de la date des "fêtes des arts" ou quelque chose dans ce genre de l'Ile de la Jatte. La dernière fois où j'étais là, pourtant quelques stations de bus de chez moi, il faisait canicule à Paris. J'en ai profité pour revisiter l'Ile avec un regard en noir et blanc. Le lendemain, j'y suis retourné avec un trépied. Bien que le photojournalisme ne soit pas ma tasse de thé, j'ai fait quelques prises au cours d'un après-midi chaud et tranquille. Voici quelques autres.

Par Alexandre Serain Shuvaloff - Publié dans : Photos

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